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Relax Baby Cool

Je reviens avec un titre de Gainsbourg, comme d’hab ! Aujourd’hui, j’ai eu envie d’écrire quelques sur l’hypersensibilité. Je ne suis pas médecin, pas psy, pas du tout qualifiée dans ce domaine mais je peux tout de même vous en parler un peu, simplement parce que je suis une vraie hypersensible et qu’à mon âge, je « commence » à l’apprivoiser (et oui, le chemin est très long à parcourir) et je me dis que mon témoignage pourrait aider d’autres personnes hypersensibles à maitriser un peu plus ses émotions.

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L’hypersensibilité n’est pas une maladie, c’est un trait de caractère. Si vous souhaitez plus d’explications et savoir si vous l’êtes ou pas, je vous invite à lire cet article. Pour ma part, TOUS les points énumérés me correspondent TOTALEMENT. Il faut savoir que 10 % de la population est hypersensible en Europe donc autant vous dire que vous aurez peu de chance de tomber sur des gens comme vous : dans la vie, au travail, dans votre famille, vos amis ce qui ne fera que renforcer votre sentiment d’être « seul au monde », rejeté mais encore et surtout, « incompris ». En conséquence, votre évolution dans notre société peut s’avérer vite un enfer si vous ne prenez pas votre cas en main…

En effet, nous vivons dans un climat de compétition dominée par des gens avides de pouvoir, qui s’inscrivent dans le rendement, le rationnel, le résultat, l’efficacité. Ces personnes sont guidées par la partie gauche du cerveau, c’est à dire tout l’inverse de vous. En effet, l’hypersensible exploite d’avantage la partie droite de son cerveau, celle de la créativité, la compassion, l’intuitivité, le sens de l’observation, l’empathie et la… sensibilité !

Etre hypersensible, c’est donc une caractéristique qui peut s’avérer très positive dans certains domaines et absolument difficile à vivre dans d’autres situations. Autrement dit, une hypersensibilité mal gérée, qui n’est pas prise en charge peut vraiment faire des dégâts sur votre moral et plus grave encore, sur votre santé (dans le désordre : anxiété, dépression, troubles du sommeil, fatigue chronique, épuisement, dépendances à l’alcool, la drogue, les médicaments, le suicide et parfois même des maladies bien plus graves).

Pour ma part, je suis hypersensible de naissance, je vis de mieux en mieux avec. Dans cet article, je vais donc m’attarder sur les petites choses que vous pouvez faire pour vous soulager au quotidien MAIS je vous conseille fortement, si cet hypersensibilité vous mine, de prendre votre situation au sérieux dans le cadre d’une thérapie avec un professionnel. Dans la même mesure, si vous pensez que votre enfant est hypersensible, il est absolument nécessaire de l’aider, de la rassurer  afin qu’adulte, il puisse trouver l’équilibre malgré son hypersensibilité.

Donc vous l’avez compris, les petites choses dont je vais vous parler ne constitue en aucun cas LA solution pour gérer l’hypersensibilité en profondeur. Elles ne feront que reculer, mettre entre parenthèses vos problèmes. Donc, il est nécessaire de se prendre en charge plus profondément en amont du reste. Oui, je radote !

Voici 5 premiers conseils !

1) Ne ressassez pas

Il est absolument capital de ne pas ressasser d’éventuelles paroles blessantes. Vous vous mutilez en agissant comme cela, Est-ce bien nécessaire ? Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire mais c’est une de vos principales missions. Si une personne vous blesse alors que vous ne l’avez pas mérité, elle ne mérite pas que vous vous attardiez sur ses paroles. Pour éviter de ressasser, je vous conseillerai « d’oser » dire les choses au moment où un problème se pose avec quelqu’un, plutôt que de vous retenir et finalement, de vous flageller en refaisant toute l’histoire dans votre tête avec 36.000 scénarios différents (je vois un sourire, ah oui tu fais ça ?). Dédramatisez la situation en vous disant que dans tous les cas, vous faites votre possible dans la vie et que la personne qui vous pose problème n’est pas tracassée par ses états d’âme, elle. En résumé, envoyez-vous des pensées positives au maximum, dites-vous que vous êtes quelqu’un de bien, ne vous dévalorisez pas car les mauvaises langues sont déjà là pour le faire pour vous.

2) Eviter le danger

Il est impératif d’éviter autant que possible les situations qui pourraient vous mettre en difficulté ou les personnes toxiques qui n’auront aucune pitié pour vous mettre au plus bas. Il n’est pas toujours possible de le faire, par exemple dans le cadre du travail. Toutefois, dites-vous qu’à terme si vous êtes dans un cadre professionnel qui ne vous convient pas, vous ne tiendrez jamais dans cet ambiance polluante sur du long terme et que par conséquent, il serait peut-être nécessaire de changer les choses. Pour ma part, j’évite les endroits trop bruyants, je baisse systématique une télévision qui hurle, j’évite également les gens qui crient, j’évite de regarder des images violentes, je fuis les faits divers Facebook, je préfère l’information plutôt que le sensationnel. Je vais donc privilégier l’écrit, plutôt que les images violentes qui tourneront dans ma tête… des années ! J’ai aussi compris, très tardivement, qu’il fallait que j’évite de me trouver dans un groupe trop longtemps car dans ce contexte, c’est toujours la loi du plus fort qui prévaut, en découlera des comportements négatifs et ce n’est pas bon pour vous. Et oui, l’homme en meute, contrairement à l’animal n’est pas très intelligent.

3) S’éveiller dans le domaine artistique

Ce n’est pas systématique à 100 % mais la plupart des hypersensibles ont une créativité débordante, parfois même un réel don dans l’art. N’hésitez pas à expérimenter des choses nouvelles, l’écriture, un instrument de musique que vous ne connaissez pas, une nouvelle technique de peinture, concrétiser un projet qui vous tient à cœur. Vous avez toujours rêvé de savoir chanter ? Pourquoi ne pas prendre des cours. Vous adorez la photographie ? Partagez cette passion avec d’autres personnes ayant le même goût pour l’image que vous, ouvrez-vous au monde extérieur (c’est tellement plus facile avec le net maintenant), lancez-vous et n’ayez-pas peur de la critique. Par contre, évitez les concours qui ne feraient que vous créer du stress (la compétition, souvenez-vous !). Il faut être assez solide pour se mesurer aux autres car vous aurez toujours des détracteurs et il ne faudrait pas vous décourager en si bon chemin.

4) L’art-thérapie

Là encore, il s’agit d’une discipline pour évacuer vos angoisses, votre stress par la créativité et différents outils psychologiques. J’ai été initiée à l’art-thérapie par la marraine de ma demi-portion, je pratique maintenant certaines techniques depuis 2 ans et j’ai obtenu d’excellents résultats sur mon moral, mon état d’esprit et mon évolution personnelle plus généralement. Je suis d’ailleurs persuadée que c’est grâce à cela que j’ai trouvé mon travail actuel que j’adore plus que tout car mon état d’esprit au moment de postuler était excellent. J’étais partie dans l’idée que ce travail était pour moi et j’ai été choisie parmi les 250 candidats au poste !

Le midi ou le soir pour me « relaxer », je pratique le zentangle, le journal créatif et également, le coloriage que vous connaissez tous parce que c’est un peu le truc à la mode du moment. Si vous souhaitez plus d’explications par rapport à ces trois choses là, je peux y consacrer un article, voir plusieurs. Je peux déjà vous dire que si vous pratiquez ne fût ce que 15 min/par jour d’une de ces techniques là, vous pourrez déjà en tirer d’énormes bénéfices.

5) Se vider la tête

En deux mots, l’hypersensible prendra toute la misère du monde sur son épaule. Il se bat pour se qu’il croit être juste, pour un monde meilleur et à l’échelle du quotidien, pour ce qu’il croit être vrai. En ce qui concerne ce dernier point, je vous conseille de lâcher prise car discuter avec quelqu’un qui ne veut pas comprendre, ça ne sert strictement à rien. Vous n’y gagnerez que de la frustration, du tracas, du stress. Je tombe encore parfois dans le panneau mais beaucoup moins qu’avant.

Extrêmement empathique, il sera la bouée de sauvetage d’un paquet de gens (parce qu’il le veut bien) mais aussi pour les plus motivés, il s’investit pour la cause animale, sociale, écologique et j’en passe. Il faut absolument vous prévoir des moments de décompression. Le sport, la méditation, cuisiner un bon repas, prendre un bain, un mot d’ordre : prenez soin de vous. La semaine, j’ai peu de temps pour moi, j’ai parfois l’impression d’être une éponge engorgée de tensions négatives déversées sur moi sans rien avoir demandé. Alors en fin de journée lorsque je rentre chez moi, comme les horaires de mon train et le bus ne correspondent pas, je rentre à pied depuis la gare et j’essaye d’évacuer mes angoisses sur le trajet en marchant vite, ça fonctionne pas mal. Une fois à la maison, le compteur est à zéro !

 

Conclusion

Comme je vous le disais, j’ai pas mal progressé avec le temps mais il y a encore des domaines où je n’arrive pas à m’en sortir, principalement deux :

– Devenir plus imperméable aux humeurs des autres. Je souffre énormément au contact des personnes lunatiques et je n’ai pas encore trouvé de solution efficace pour faire face à cela. Je redoute les disputes, les tirages de gueule, il n’y a rien de pire que d’être prise à froid et de ne pas savoir si ça sera un jour avec ou sans. Dans ces cas là, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous sentir coupable, de culpabiliser et vous ne méritez pas ça. Car quand bien même vous seriez responsable, il vaut mieux une bonne conversation sans attendre dans le calme que des non-dits durant plusieurs jours/semaines.

– La peur irrationnelle qu’il arrive malheur à mes parents/famille, à mon fils et à mon mari. Ce qui engendre chez moi des nuits blanches, des insomnies. J’ai peur que mon fils se fasse mal à l’école, qu’il soit malade et lorsque ça arrive, je peux ne pas dormir tout le temps qu’il guérisse. J’ai peur de me retrouver seule, de ne pas y arriver, de ne pas « réussir ». Si je sais que mon mari est sur la route, mon anxiété sera immense jusqu’à temps qu’il soit rentré à la maison. Je ne supporte d’ailleurs pas qu’il prenne la voiture car je sais qu’il est assez tête en l’air. J’ai aussi peur d’être abandonnée, que la vie me retire les gens que j’aime.

Mais malgré tout j’espère qu’une jour, j’arriverai à améliorer ces points là. En tout cas, j’ai la volonté de le faire car je serais forcément confrontée quoi qu’il arrive aux problèmes que je redoute.

Le post est déjà très long donc je vais en rester là pour cette fois, je pourrais bien évidemment écrire sur le sujet une seconde fois si vous le souhaitez, il suffit de me le dire juste en dessous. D’ailleurs, y a t-il d’autres hypersensibles qui me lisent ? Comment vivez-vous cela ?  Avez-vous des questions ? 

14 Comment

  1. J’étais vachement sensible quand j’étais mouflette : le coeur sur ma main, voire en écharpe. Pi je me suis « soignée » et chuis devenue assez imperméable, voire cynique. ça me rend con, voire mauvaise mais je m’en fous, je vis mieux.

  2. Merci pour cet article qui me fait sentir moins seule… Il y a deux ans maintenant, mon hypersensibilité m’a fait plonger dans une grande détresse. Du jour au lendemain, il ne m’a plus été possible de me lever ou d’aller travailler.
    Au boulot, je n’arrivais plus à gérer cette sensibilité sans cesse mise à l’épreuve (je suis enseignante en primaire… Une horreur à gérer avec une personnalité comme la mienne..). Il m’a fallu faire un long travail sur moi et suivre une thérapie. J’ai ensuite été orientée vers une psychomotricienne qui m’a détectée précoce (les livres de Jeanne Siaud Facchin m’ont beaucoup parlé à ce sujet et aidée d’une certaine façon…) et j’ai suivi une thérapie EMDR qui m’a soulagée et a enlevé certains poids que je portais depuis longtemps.
    Aujourd’hui je refais surface et j’ai mis mon job entre parenthèses. Je cherche quelque chose de plus ciblé (des cours particuliers à donner par exemple), qui me correspondra mieux plutôt que d’essayer sans cesse de rentrer dans une case qui me fait souffrir. Il faut s’écouter et ne pas se dévaloriser. Chercher à répondre à ses besoins profonds en s’acceptant tel qu’on est. Le travail est encore long mais je pense être sur la bonne voie et finalement je parviens très bien à me faire aimer de cette façon ! (le regard des autres est encore très important pour moi) L’aspect créatif est aussi très important comme tu le dis très bien. Pour ma part, j’écris depuis toujours et j’ai très envie d’écrire un livre ! Je teste aussi la méditation et le yoga pour limiter les cogitations intensives 🙂 (avant d’aller dormir notamment ce qui m’aide à retrouver le sommeil). Et finalement, la tenue d’un blog n’est pas anodine non plus quand on est hypersensible, pas vrai ?? 😉
    Je voyais l’hypersensibilité uniquement comme un handicap au départ mais je pense qu’elle peut aussi être un atout : pour créer, écouter les autres, s’ouvrir… Je ne la rejette plus en bloc comme au début et depuis je me sens mieux avec cette part de moi-même !
    Merci encore pour cet article et à très bientôt !

    1. Merci pour ton témoignage qui en aidera plus d’une personne 😉 C’est formidable tout ce que tu entreprends et encore plus que tu puisses avoir de bons résultats. Comme tu le dis très justement, le chemin est encore long mais ça vaut la peine de s’y engager pour se sentir mieux. Merci à toi également, gros bisous !

  3. Merci pour cet article très intéressant, je suis allée voir le lien de larticle que tu as mis a udébut et je me retrouve aussi dans plusieurs points: j’ai la larme facile, je suis dans l’empathie et c’est vrai que je suis sensible au niveau du bruit! j’aimerai bie nun article sur le zentangle que je ne connais pas du tout ! je me suis mise à la sophro cette année et je vais me replonger dans l’art-thérapie grâce à toi. Bisou
    céline

    1. Ok ça marche, je ferais un article sur le zentangle, tu verras, c’est vraiment un chouette truc pour décompresser un peu 😉 Moi par contre, je connais pas la sophro, je vais m’y intéresser du coup. Bisous !!

  4. Merci pour ton article ! Je pense être hypersensible, je me reconnait dans trop de points pour que ce soit une coincidence… Merci de m’aider à mettre un mot sur ce que je ressens en ce moment ! Je crois que j’ai toujours été hypersensible mais que ça s’est exacerbé récemment !
    Je vais essayer de mettre tes conseils en pratique 🙂

  5. merci pour cet article sensible et qui sensibilise !!! je fais partie de la team des hypersensibles et en contre-partie, j’ai l’immense joie d’être une grosse migraineuse. je fais de la sophorologie depuis quelques semaines, ça m’aide énormément. je me rends compte que je pensais mettre des barrières pour me protéger alors que pas du tout. ce n’est vraiment pas évident tous les jours et je trouve qu’on ne nous le rend pas du tout car on a beau faire attention autour de soi, les autres ne le réalisent généralement jamais. bref, c’est un travail de longue haleine et comme tu le dis, il y a des méthodes. j’en ai d’ailleurs parlé sur le blog ces derniers temps, l’art thérapie notamment. aller, we can do it <3

    1. Mince alors, les migraines en plus, ça doit pas être facile… Mais c’est intéressant de savoir que la sophrologie peut-être efficace dans son domaine, merci pour to témoignage en tout cas.

  6. Merci pour cet article.

    J’ai 23 ans et j’ai « compris » mon hypersensibilité il y a juste quelques mois, comme ça, par hasard en lisant un article.
    Ca a été une petite révélation pour moi, je me suis rendue compte que ma façon d’être tout simplement moi, ce n’était peut-être pas grave, que c’était même presque normal.

    Ca aide à se sentir moins seule 🙂
    Alors, encore merci pour cet article, et pour tous les autres aussi d’ailleurs /
    <3

    1. Coucou Morgane, c’est vrai que ça aide à se sentir moins seule de lire certains articles sur le net, en tout cas c’était le cas pour moi aussi ! Bisous 😉

  7. Depuis gamine je suis hypersensible et cela a toujours été pour moi une plaie dans la vie. Depuis que je suis devenue maman cela avait empiré au point où j’ai fait une sévère dépression qui m’a valu une hospitalisation de mois où j’ai complètement perdu pied face aux émotions intenses que je ressentais et que je pouvais plus contrôler. Depuis je vois un thérapeuthe qui me donne des outils pour apprendre à gérer ce qui arrive en pleine face à tout moment…Je n’ai plus envie de me passer de cette hypersensibilité qui me permet de ressentir beaucoup de choses que les autres ne ressentent pas et j’essaie de m’en servir à bon escient pour rendre ma vie plus « normale ». Je me suis mise à la création d’entreprises car j’ai un sens ultra développé de créativité et d’entrepreunariat, je me suis mise à l’écriture, au dessin Je souffre encore beaucoup comme toi de l’énervement des autres mais j’essaie au maximum de me protéger des gens toxiques.

    1. Coucou Corinne, merci pour ton témoignage, c’est formidable d’avoir avancé de la sorte, tu peux être fière de toi ! En tout cas, si tu trouves un truc pour le reste, je suis preneuse que tu viennes me le dire hi hi Bisous !!

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